Pourquoi j’ai quitté Malte : Témoignage

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Attention article au vitriol !

C’est l’histoire de Jean Galea, un Maltais qui a quitté son île natale en 2017, et a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux au passage !
Il est extrêmement rare de voir des Maltais critiquer leur pays.
Les points ci-dessous valent de l’or car peu de locaux vous donnerons ces informations.
Cet article est utile si vous voulez vous expatrier et vous installer à Malte. C’est une opinion sincère à prendre en compte, que l’on soit d’accord ou pas. Nous avons résumé en 6 points et en français les raisons du départ de Jean, qui sont aussi les raisons de départ de certains Français…

 

1 – La réalité économique

Malte que l’on présente comme un « paradis sur terre » est également -pour les non-Maltais- un « paradis fiscal », programmé pour attirer des entreprises et des cadres étrangers. Parmi ces entreprises on compte un nombre considérable de sociétés de jeu en ligne; activité qui n’est pas, socialement, appréciée de tous.

Ces sociétés sont prospères. Force est de constater qu’elles rémunèrent bien leur personnel. Néanmoins, on peut considérer que leur présence a contribué à l’énorme augmentation des prix de l’immobilier dans les quartiers de Sliema et St-Julian. Certains craignent déjà le début d’une bulle immobilière.

Malte est devenue dépendante de ces entreprises pourtant susceptibles de quitter le pays dès que des conditions financières, encore plus attractives, seront proposées ailleurs.

 

2 – L’urbanisation dérégulée – La nature bafouée

Ces trois dernières décennies, les promoteurs se sont beaucoup enrichis en bétonnant l’île à l’excès, souvent au détriment des espaces verts dont les enfants ne peuvent plus profiter, comme avant, pour jouer.

Cette surexploitation de l’espace a été à l’origine d’une triple pollution : sonore, visuelle et de l’air. Cette dernière pollution entraîne l’augmentation les maladies pulmonaires qui affectent, silencieusement, les habitants des grandes agglomérations du monde.

Seule Gozo conserve un équilibre entre nature et béton. Pour combien de temps encore ?

Malte ne va pas dans la direction de la mise en place de la « ville intelligente ». Les autorités ferment les yeux sur les constructions illégales, notamment à Armier Bay.

En outre, toutes vos balades à la campagne seront accompagnées par des tirs de chasseurs. En effet, les chasseurs ont pris possession du peu d’espace vert laissé. Impossible d’éradiquer la chasse aux oiseaux, très pratiquée à Malte. Des rapaces, des hérons et des oiseaux migrateurs sont aussi victimes des braconniers.

 

3 – La mobilité

Le mauvais état des trottoirs vous empêchera de beaucoup marcher, d’où de fréquents problèmes d’obésité.

Sur des routes pleines de nids de poules et des bosses, ne risquez pas votre vie à faire du vélo, à portée des voitures imprudentes.

Les transports publics laissent beaucoup à désirer et ne concernent que les bus.

Il n’existe aucun système de co-voiturage ou autre.

Votre usage de la voiture sera intensif. Vous n’échapperez pas aux embouteillages.

 

4 – Le froid à l’intérieur

Malgré la clémence du climat maltais, pendant les moins d’hiver, vous enfilerez, à l’intérieur de la maison, vêtement sur vêtement, pour ne pas trop souffrir du froid et de l’humidité. Les maisons maltaises protègent mal du froid.

 

5 – Le respect des règles – La Justice

Le respect des règles n’est pas profondément ancré dans la culture maltaise. Où que vous alliez, vous serez confronté à de la négligence qui se traduira, par exemple, par des constructions sans permis, une conduite à risque au volant, la négligence des artisans, …

De plus, à Malte la Justice est très, très lente.

 

6 – L’enfermement

Etre Maltais à Malte implique d’être au centre d’un flot constant d’informations locales. Le moindre incident est rapporté. Les commérages finissent par vous irriter.

La mentalité étroite des insulaires ne vous tire pas vers le haut.

Le conformisme et la jalousie des autres entravent votre épanouissement.

Malte rétrécie votre horizon mental, génère une sensation d’étouffement, d’anxiété, de frustration puis de colère due à votre impuissance à changer, dans un espace limité, les choses et les mœurs.

 

Maintenant positivez !

Voilà ! Vous pouvez reprendre votre souffle 🙂

Aucun pays n’est parfait et c’est utile d’avoir une opinion négative.

Notre avis est qu’il est quand même plus sympa de vivre à Malte qu’à Londres 🙂

Lisez donc notre article sur les avantages et inconvénients de l’île pour remettre le compteur à zéro !

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7 réponses

  1. Anne-Marie Chagnaud dit :

    Ma petite fille de 23 ans est arrivée à Malte le jeudi 30 Août pour un stage de 3 mois dans le cadre de sa formation d’ingénieur. Elle a loué un studio avec un contrat pour lequel elle a versé une avance de 900 Euros. Arrivée à l’aéroport à 23 h 50 aucun contact n’était plus possible avec le propriétaire (informé de son heure d’arrivée). C’était une arnaque. Elle s’est retrouvée à la rue. Elle s’est adressée à la police qui lui a trouvé un hôtel.

  2. Myriam dit :

    Je vis à Gozo depuis 6 ans et pour marcher je dois quitter Malte et Gozo pour y trouver des trottoirs, des arbres, bref de la verdure digne de ce nom. Les chasseurs sont un fléau et l’hiver y est insupportable, trop humide à l’intérieur des maisons qui sont des passoires si vous chauffez. L’écologie est inexistante sur les 2 îles. Le coût de la vie devient insupportable. Les 2 îles sont très sales, il suffit de sortir des grands axes pour le constater. L’argent est leur seul leitmotiv….

  3. B dit :

    Je partage l’avis de Jean Galea et des 562 messages de confirmation postés à ce jour sur son blog. Je vis à Malte depuis plus d’un an, et quand je lis les sites décrivant la vie enchanteresse sur Malte et Gozo, je me demande si les rédacteurs de ces sites ont jamais mis le pied sur ces îles. A part quelques endroits bien choisis et vus sous un angle bien précis (voir les photos Pinterest), c’est vraiment laid. Tout est bétonné, tout pue les pots d’échappement, tout est bruyant, tout est sale. Pas un arbre, à peine quelques oiseaux qui seront tués avant la fin du weekend par des chasseurs (c’est chasse toute l’année et ça commence à 4h30 du matin). 98% des batiments sont d’une laideur indicible. Je ne vais pas parler des agences étatiques. Le Maltais déteste son pays, et ça se sent. Je m’en vais bientôt, et c’est un soulagement.

  4. butterfly76 dit :

    Je vis à Malte depuis presque deux ans maintenant, et chaque point de cet article est vrai. Malte est une île surpeuplée, où, il est vrai, il est difficile de circuler à pied. Les rues sont vraiment dans un très mauvais état … vous avez intérêt à avoir de sacrés amortisseurs et de bons freins. La circulation est un enfer, embouteillages permanents, incivilités, refus de priorité. Vous verrez toujours les gens avec leur téléphone au volant. Pas un jour sans qu’il n’y ai d’accidents ou de morts sur la route. L’air y devient peu respirable lié à l’engorgement du trafic. Pollution donc problème respiratoires. Les espaces verts ? Quasi inexistants. En revanche vous verrez beaucoup de grues liées à toutes les constructions. Parlons aussi du climat, très chaud et humide en été, et frigorifique à l’intérieur l’hiver. de là se créer un problème d’humidité dans les appartements et donc de moisissures. Alors en étant le plus objective possible, je dirais que le rêve a été de bien courte durée. Je claque la porte et sans aucun regrets.

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